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Mairie de Rochetaillée sur Saône

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Pierre Dupont

 
Poète, chansonnier, Pierre Dupont naît le 23 avril 1821 à Lyon d’un père forgeron, originaire de Provins.

Lorsqu’il a 4 ans, suite au décès accidentel de sa mère, il est confié à son parrain, l’abbé Laurent, curé de Rochetaillée. A 9 ans, celui-ci le fait entrer au petit séminaire de Ste Foy l’Argentière où il étudie plusieurs années avant de revenir à Lyon pour travailler comme apprenti canut, puis il exerce plusieurs métiers.

Avril 1841 voit sa première « montée à Paris » où il rencontre Gérard de Nerval, Théophile Gauthier et Charles Baudelaire, sans toutefois réussir à se faire connaître.

Pierre Dupont part alors à Provins, dans sa famille, et rencontre Pierre Lebrun, académicien qui, croyant en ses capacités, l’aide au moyen d’une souscription à éviter le service militaire.

NB : à cette époque, le service militaire durait 7 ans ; les conscrits étaient tirés au sort. Ceux qui le pouvaient s’en dispensaient en payant un remplaçant qui se constituait un pécule par ce moyen.

Grâce à P. Lebrun, en 1842, Pierre Dupont est employé comme « aide aux travaux du dictionnaire de l’académie ». Au cours de cette période il se lie d’amitié avec le compositeur Charles Gounod. Il écrit et compose la « chanson des deux bœufs » en 1848 et, comme le succès est immédiat, démissionne de son poste pour vivre de ses compositions.

La France entière chante « les bœufs » et Pierre Dupont écrit de nombreuses chansons poétiques dans cette veine « rustique » où il exprime une vision romantique et pittoresque du monde rural.

Les chansons politiques datent des années 1846/1851, période de grande misère ouvrière. Les plus connues sont « la chanson de pain » et le "chant des ouvriers" qui, publié en 48, fera l’admiration de Baudelaire et sera pratiquement l’hymne officiel de la révolution de 1848.

Proche des socialistes républicains, il sera recherché par la police en 1851 après le coup d’état de Napoléon III. Pierre Dupont se cache en Savoie (hors de France, à cette époque) mais revenu en France est arrêté et condamné à 7 ans de « transportation » (relégation) en Algérie.

Ayant sollicité sa grâce et fait allégeance à Napoléon III, il est gracié et partage ensuite son temps entre Paris, Provins et Lyon. A la mort de son épouse Elisa, en 1852, il s’installe définitivement à Lyon, chez son frère Sébastien, près du Clos Jouve où il décède le 24 juillet 1870. Pierre Dupont est enterré au cimetière de la Croix Rousse. Une plaque est apposée sur la maison où il vécut, au N° 46 de la rue qui porte désormais son nom.

Gentil village
Riante plage
Rochetaillée, ô doux pays
Où s’est écoulé mon jeune âge
Pour toi je quitterai Paris
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